L’exposition « Logique du monde extraordinaire » est une communication entre artistes

L’exposition « Logique d’un monde extraordinaire » se déroulera du 30 novembre au 14 décembre 2018 au Goethe Institut Côte d’Ivoire. Cette exposition présente les oeuvres de deux artistes décédés, Friedrich Schröder-Sonnenstern et Frédéric Bruly Bouabré, clés de l’Art Brut, associées à des collages de l’artiste contemporain Jean-Baptiste Djeka. 

Un dialogue entre les artistes

Les clés de l’Art Brut mise à jour 

Cette exposition organisée sous la co-direction artistique de Stefan Meisel, est un projet et une idée du Dr Markus Litz, Directeur Général du Goethe-Institut Côte d’Ivoire depuis 2017 et qui en assure la direction artistique. A cet effet, Friedrich Schröder-Sonnenstern, né en 1892 en Allemagne et décédé en 1982 à Berlin et l’Ivoirien Frédéric Bruly Boaubré, né en 1922 à Zepreghue dans la circonscription de Daloa et décédé en 2014 à Abidjan seront mis en exergue aux cotés des collages du jeune artiste contemporain ivoirien, Jean-Baptiste Djeka. 

Les 22 dessins en couleur de Schröder-Sonnenstern, issus des années 50 du siècle dernier sont confrontés à une série de 49 dessins de Bruly Boaubré fait en 2009 « La Cruelle Humanité aux Couleurs de l’Arc-en-ciel ».

Les dessins de Friedrich Schröder-Sonnenstern ont une portée thérapeutique. On y verrait même un volet presque psychanalyste. En effet, ces dessins nous plonge dans les frontières de la mémoire entre conscience et subconscience. Le rapport au sexe et aux organes sexuels y est très importants comme pour nous rappeler que la source de nos maux provient de notre incapacité à maîtriser nos pulsions et nos désirs profonds tant physiques que psychiques.

La série de dessins de Frédéric Bruly Boaubré nous emporte dans la cruauté de l’humanité. On y voit un homme tuant un homme et une femme. Nous sommes ici dans la matérialisation de la cruauté humaine. Recherche de pouvoir ? Destruction de l’humanité ? Autant de maux qui envahissent nos sociétés et qui passent inaperçus au gré de nos humeurs et de notre capacité à nous voiler la face.  

Jean Baptiste Djeka sublime le message des anciens 

L’artiste contemporain, Jean-Baptiste Djeka met en relief les travaux de ces deux grands artistes à travers sa série de toiles intitulée « Maman Africa ». 

A travers un langage pictural et des éléments stylistiques similaires, Jean Baptiste Djeka invite le spectateur a regarder au delà du familier. En effet, en se basant sur le fait que l’Afrique est le berceau de l’humanité, il nous invite à considérer l’art africain comme étant l’origine de toutes les autres formes d’expression artistiques. Ainsi, « Maman Africa » est à la fois un hommage à la femme, la mère mais aussi à l’ensemble du continent : l’Afrique, mère de l’humanité. C’est pourquoi, il construit et déconstruit l’oeuvre picturale, la décortiquant et la personnifiant en vue de faire ressortir ce qu’elle a d’authentique et de particulier, tout en conservant le point de vue de l’Africain, c’est-a-dire « le point de vue du créateur ». 

L’exposition est accessible jusqu’au 14 décembre 2018 au Goethe Institut Côte d’Ivoire.

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