Ouattara Watts à la Rotonde des Arts avec Get Ready

Du 19 novembre au 31 décembre 2018, l’artiste plasticien Ouattara Watts sera à l’honneur à La Rotonde des Arts avec l’exposition « Get Ready ». 

Get Ready de Ouattara Watts 

Une oeuvre retrospective

Pendant que l’exposition rétrospective sur  Jean-Michel Basquiat se tient jusqu’au 14 janvier 2019, la Fondation Louis Vuitton à Paris, Ouattara Watts revient au pays natal. Une exposition longuement attendue par tous les passionnés d’art. En effet, Ouattara Watts, « celui qui a côtoyé Basquiat » comme on le dit dans les coulisses ivoiriennes, est un artiste plasticien qui interroge sa relation au monde. Son travail nous invite à revoir notre rapport au temps, à la spiritualité et à l’espace avec un retour sur le cosmique à travers des symboles, collages, codes qui s’entremêlent. Il nous renvoie très régulièrement à nos traditions ancestrales africaines tout en les enrichissant de la culture des autres dont il s’est imprégné lors de ses nombreux voyages. La Côte d’Ivoire, sa terre natale, n’est donc jamais bien loin de son cœur. Ainsi avec Get Ready, il nous offrira une retrospective sur son travail. Il faut également noter qu’il prévoit une seconde exposition à La Galerie Cécile Fakhoury. Restez connecté pour avoir tous les détails. 

A propos de Ouattara Watts

Né en 1957 à Abidjan en Côte d’Ivoire, Ouattara reçoit une éducation à l’image de son œuvre, entre tradition et modernité. A la fin des années 70, Ouattara déménage pour Paris, et intègre l’Ecole des Beaux Arts. Janvier 1988, il est découvert par Jean Michel Basquiat.

Impressionné par le travail de l’ivoirien, il lui propose d’embarquer avec lui pour New York. Mus par un intérêt commun pour la culture, la philosophie et la spiritualité africaines, les deux hommes voyageront et travailleront ensemble, jusqu’à la mort prématurée de Basquiat en août 1988.

Cette perte sonne comme un renouveau dans l’œuvre de Ouattara Watts, qui abandonne ses premières recherches artistiques et développe un corpus d’œuvres. Les toiles, aux formats toujours plus importants, se couvrent d’idéogrammes cryptiques, de symboles d’une religion oubliée, d’équations complexes. Autant de signes qu’il est le seul à pouvoir déchiffrer, comme un hommage à celui qu’il appelait son “âme sœur”.

Ouattara mélange sur la toile une peinture épaisse, qui évoque la terre ancestrale de l’Afrique, et des objets qu’il glane lors de ses différents voyages. Alors même que la critique tente à l’époque de l’inclure dans le groupe des néo expressionnistes, des années 80  l’œuvre de Ouattara Watts échappe à toute comparaison.

A la manière d’un jazzman, Ouattara est un homme d’improvisation. Il part du centre de la toile, et se laisse guider d’est en ouest, du nord au sud, par ses influences multiples.

Comme eux, Ouattara est un intercesseur, à la croisée de deux mondes qu’il réussit à faire cohabiter sur la toile.

source : Le Monde

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