A Abidjan, Les Visionnaires s’installent à la Galerie Cécile Fakhoury

La Galerie Cécile Fakhoury accueille Les Visionnaires jusqu’au 8 septembre 2018. Une exposition collective réunissant des oeuvres de Dalila Dalléas Bouzar, Jems Koko Bi et Kassou Seydou. Entre visions individuelles et collectives, nous sommes plongés dans un univers emprunt de spiritualité. Découvrons ensemble cette exposition. 

Les Visionnaires, une exposition collective du travail de Dalila Dalléas Bouzar, Jems Koko Bi et Kassou Seydou jusqu’au 8 septembre 2018 à la Galerie Cécile Fakhoury Abidjan.

Les Visionnaires 

Les portrait pour repousser les limites 

Cette exposition s’inscrit dans la continuité du dialogue ouvert lors du OFF de la biennale de Dakar 2018. En effet, elle relie les deux pays, le Sénégal et la Côte d’Ivoire où la Galerie Cécile Fakhoury est maintenant implantée. Ces artistes d’ici et d’ailleurs à travers leurs oeuvres nous conduisent dans un univers où il n’y a plus de limites entre les individus et le monde spirituel. 

De ce fait, Dalila Dalléas Bouzar nous invite à débuter le dialogue interne à travers ses différents portraits. Des visages plus où moins connus qui nous ramène à une réalité singulière et particulière. Les triptyques Pardonne moi et Atlantique Noir nous plongent dans le monde spirituel à travers une mise en scène choisie, ponctuée et rythmée par une iconographie religieuse.  Elle nous invite à puiser au fond de nous même pour trouver les réponses.

Kassou Seydou, quant à lui, nous immerge dans son monde de la symboliques et ses lignes d’écriture. Il nous rappelle que le langage spirituel et moderne ne sont pas si éloignés. De ce fait, il fait le lien entre les religions monothéistes et animistes à travers une série de symboles. Et surtout, nous rappelle le lien fort entre l’humanité et la nature. Par ailleurs, sa série de portraits se présente comme un n’zassa de pensées et de sentiments. Une façon de nous inviter à la contemplation de l’autre comme une entité à la fois complète et incomplète. 

Enfin, James Koko Bi s’impose avec ses sculptures. Une série de visages plantée dans le décor. Imposant par leur taille et leur forme. Ces visages sortent des entrailles du bois, et donc de la nature. Ils apparaissent comme des génies sortis tout droit des entrailles de la Nature. C’est ainsi, que nous devons comprendre que l’homme puisse son énergie vitale de la nature. Et qu’il est important de faire corps avec la nature. Cette dernière nous laisse de nombreux messages que nous devons nous efforcer de lire. Ainsi, nous pourrons mieux lire en nous. 

La notion d’identité et de mémoire

Ces trois artistes évoluent dans des univers plastiques différents. Cependant, ils sont très proches dans leurs approches artistiques si l’on se penche sur les notions d’identité et de mémoire. En effet, à travers ces notions, ils portent un regard éclairé et critique sur notre société. Les notions d’identité territoriale, d’identité plastique sont épluchées.  Tout comme, les réflexions sur le territoire intérieur et l’espace physique et celle sur le territoire du temps avec l’exploration de la mémoire collective et personnelle. Ainsi le temps et la rétrospective sur le passé, le présent et le futur sont au coeur de l’expression artistique. Ces notions sont indéniablement liées au continent Africain, et plus largement au monde. En effet, les histoires traversent le territoire et le temps en refusant toute stigmatisation géographique. Ainsi, la Galerie Cécile Fakhoury devient le lieu de tout les possibles. 

En conclusion, nous sommes ainsi invités à une introspection, une remise en question de notre être. Qui sommes nous dans ce monde agité? Qui sommes nous en tant qu’entité ? Sommes-nous monochrome ou polychrome? Sommes nous un mélange de toutes les couleurs de l’humanité ? 

Pour lever certaines de ces interrogations, je vous invite à vous rendre à la Galerie Cécile Fakhoury. Les Visionnaires seront présents jusqu’au 8 septembre 2018. 

 

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